améliorer COP pompe chaleur

Vous possédez une pompe à chaleur air-eau, sol-eau ou air-air ? Vous avez de la chance. En moyenne, ces appareils génèrent de 40 à 60 % d’économies par rapport à une chaudière gaz ou fioul. Mais, selon les experts, il est possible de faire encore mieux, en augmentant leur COP.

Pour y parvenir, vous pouvez faire des travaux d’isolation. Assurer un entretien régulier, maîtriser la température du circuit d’eau de chauffage ou installer un thermostat connecté sont des idées complémentaires. Pour vous aider, nous avons réuni les 8 meilleures solutions permettant d’améliorer le COP d’une pompe à chaleur.

Le COP : vraiment utile pour faire des économies ?

Rappelons rapidement l’essentiel. Le COP signifie « coefficient de performance ». Or, en réalité, il sert à mesurer le rendement d’une pompe à chaleur, donc son efficacité énergétique. Utilisé principalement pour les pompes à chaleur, il se calcule avec une formule standardisée. Plus il est élevé, plus les économies sur la facture sont sensibles.

Formule de calcul du COP

Le coefficient de performance COP exprime le rapport entre l’énergie produite et l’énergie consommée. Dit autrement, le COP divise la quantité de chaleur produite (en kWh) par la quantité d’électricité utilisée (en kWh).

La formule de calcul est : chaleur produite en kWh/électricité consommée en kWh.

Illustration d’un COP

Le chauffage d’une maison neuve RT 2020 nécessite la production d’environ 10 600 kWh/an. Imaginons l’installation d’une PAC air-eau Atlantic Alféa Excellia A.I.14. Son COP est de 4,18.

Le système de chauffage nécessitera environ : 10 600 kWh/4,18 = 2 535 kWh d’électricité par an.

Comparaison avec un autre COP

Comparons le résultat avec le COP d’une autre PAC air-eau. Le modèle Gree Versati 3 Aio 4 kW présente un COP de 5.2. Installé dans la même maison, l’appareil aura une consommation de 10 600/5,2 = 2 038 kWh d’électricité.

Au tarif réglementé du kWh (0,19 €/kWh), les économies annuelles avec cette PAC sont de 94,43 €.

N.B. Imaginons que votre PAC (celle déjà installée chez vous) présente un COP de 3. Grâce à quelques actions, vous l’élevez à 5,2. Les économies annuelles sur la facture atteindraient 300 €.

8 solutions d’amélioration du COP

S’intéresser de plus près au COP est tout sauf une perte de temps. Ce qui est encore plus intéressant, c’est que des techniques pour optimiser le rendement de votre PAC existent. Voici les huit meilleures. Ce sont celles qui permettent d’améliorer vraiment le COP.

1 – Travaux d’isolation du logement

Vous avez installé la pompe à chaleur en premier ? Il est temps de faire des travaux d’isolation. Les déperditions thermiques forcent la PAC à fonctionner. C’est pourquoi un logement bien isolé est moins gourmand en énergie. Conséquence des travaux : le temps de fonctionnement de la PAC diminue. Et l’installation d’émetteurs de chaleur à basse température est possible.

2 – Réglage de la température de l’eau de chauffage

En attendant de réaliser les travaux d’isolation ou s’il sont déjà faits, vous pouvez agir sur ce paramètre. Baisser la température de l’eau de chauffage permet d’améliorer le COP d’une pompe à chaleur avec grande efficacité. Si vos radiateurs sont anciens, baissez la température de 5 °C en 5 °C jusqu’au point d’équilibre.

3 – Prise en compte de la température extérieure

Une PAC est un système très efficace à température modérée. Un COP de 5 à +7 °C peut chuter à 3 voire moins quand la température extérieure passe à -7 °C. Ce phénomène est notamment dû à la mobilisation du dégivrage. Si la PAC utilise son appoint électrique (dont le COP est de 1), c’est pire.

Comment améliorer le COP d’une pompe à chaleur par grand froid ? Démarrez un autre système de chauffage (chaudière ou poêle à bois).

Astuce : si vous habitez en zone froide, prévoyez l’achat d’une chaudière à condensation ou d’un poêle à granulés en complément.

4 – Pose d’un thermostat connecté

Selon l’ADEME, l’installation d’un thermostat connecté génère jusqu’à 15 % d’économies d’énergie supplémentaires. Cet appareil intelligent adapte le fonctionnement de la PAC aux besoins réels du logement.

Ils augmentent le COP de votre PAC en traitant plusieurs types de données :

  • température extérieure (sonde) ;

  • température intérieure (capteur) ;

  • programmation horaire et hebdomadaire ;

  • habitudes de consommation de chauffage ;

  • nombre d’occupants.

Certains modèles sont même équipés de la fonctionnalité geofencing (capteurs de présence).

5 – Maîtrise de la courbe de chauffe

Pour améliorer le COP d’une pompe à chaleur, il est nécessaire de peaufiner la courbe de chauffe. Il s’agit d’une fonction qui détermine la température de départ de l’eau du circuit de chauffage selon la température extérieure (via la sonde).

Que faut-il viser ? L’objectif est de fournir une eau assez chaude pour que la PAC atteigne la température de consigne. Sans gâcher un degré de plus. Comment s’y prendre ? Accédez aux paramètres de la PAC puis réglez :

  • la pente de la courbe de chauffe (= intensité de l’augmentation de la température de l’eau) ;

  • le point pivot de base : ajuste toute la courbe vers le haut ou vers le bas.

6 – Entretien méticuleux et régulier

Une pompe à chaleur est un appareil thermique exigeant. Pour maintenir son rendement élevé, elle nécessite un entretien très régulier. Mal fait ou négligé, c’est la performance qui chute de 20 %. Un simple filtre encrassé peut générer une consommation supplémentaire de 10 à 15 %.

Que pouvez-vous faire ? Tous les mois, en période de chauffe, nettoyez l’unité extérieure et les filtres des unités intérieures. Vérifiez également que la pression du circuit hydraulique se situe bien entre 1 et 1.5 bar.

Ensuite, programmez un entretien annuel. Le technicien procède pourra notamment mesurer le COP pour contrôler le rendement réel de votre PAC.

7 – Émetteurs de chaleur basse température

Remplacer tous ses radiateurs haute température par des modèles basse température est un investissement. Mais ce choix permet d’améliorer le COP d’une pompe à chaleur de façon très sensible.

Ces chiffres prouvent que des émetteurs haute température entraînent une consommation d’électricité supérieure :

  • température de l’eau avec des radiateurs basse température : entre 45 et 55 °C ;

  • température de l’eau avec des radiateurs haute température : entre 60 et 70 °C.

Rmq : comme indiqué au point 1, cette stratégie n’est possible que si votre logement est bien isolé.

8 – Équipements complémentaires

Nos propositions sont à étudier au cas par cas. Chaque logement est différent, de par sa qualité d’isolation, sa situation géographique et les habitudes de vie de ses occupants. En complément des améliorations précédentes, vous pouvez ajouter deux types d’équipement à votre système de chauffage.

Le ballon tampon

Installé sur le circuit du chauffage, il stocke la chaleur en surplus pour la délivrer plus tard. Pourquoi permet-il d’améliorer le COP d’une pompe à chaleur ? Parce qu’en évitant les micro démarrages, il permet à la PAC de fonctionner sur des cycles longs. C’est énergétiquement plus efficace, et par conséquent favorable pour le COP.

Les panneaux photovoltaïques

L’électricité produite par les panneaux photovoltaïques est quasi gratuite. Elle alimente le fonctionnement de la PAC. Si vous reprenez la formule de calcul du COP, c’est autant de kWh du réseau économisés. Le dénominateur de la fraction diminue, faisant mécaniquement augmenter le COP.

Avertissement : les limites du COP

Prenez du recul par rapport au coefficient de performance COP. Il indique une performance mesurée en laboratoire, en condition idéale de température et de fonctionnement. C’est un peu l’équivalent de la consommation annoncée d’une voiture.

Le COP, un indicateur utile pour comparer

Son calcul est réalisé à partir de constantes. La température extérieure choisie est de + 7 °C, et la température de sortie de l’eau du circuit de chauffage est de + 35 °C. Or, dans la vraie vie, ces paramètres n’existent quasiment jamais. Le seul intérêt du COP est de pouvoir comparer les pompes à chaleur entre elles. C’est un standard.

Indicateurs de performance plus réalistes

Pour estimer la performance de votre PAC, d’autres indicateurs sont disponibles. Nous vous invitons à les prendre en compte. Ils vous donneront une vision plus juste du rendement de votre appareil :

  • SCOP : équivalent au COP, mais sur toute une saison de chauffe ;

  • ETAS : exprimé en %, utilisé surtout pour les PAC air-eau, permet de comparer les PAC et les chaudières ;

  • EER/SEER : performance instantanée et saisonnière du mode climatisation de la PAC ;

  • COPA : mesure de la performance réelle de l’appareil à partir d’indicateurs propres au logement.

Checklist des points à retenir pour améliorer le COP d’une pompe à chaleur

Les indicateurs complémentaires précédents, s’ils sont plus réalistes. Ils sont aussi plus difficiles à manier et intéressent surtout les professionnels.

Toutefois, si vous êtes un particulier, le COP reste l’indicateur conseillé. Il permet d’évaluer rapidement le rendement de votre pompe à chaleur.

Retenez la liste des points suivants. Ils constituent des leviers actionnables pour améliorer le COP d’une pompe à chaleur :

  1. Améliorer l’isolation du logement.

  2. Choisir des émetteurs basse température.

  3. Assurer un bon dimensionnement de la PAC.

  4. Faire un entretien régulier et méticuleux de la PAC.

  5. Installer un thermostat connecté.

  6. Éviter l’utilisation de l’appoint électrique.

  7. Installer un ballon tampon.

Vous l’avez compris. Optimiser l’isolation du logement permet d’améliorer le COP d’une pompe à chaleur. Vous pouvez ensuite investir. L’achat d’un thermostat connecté est, par exemple, une bonne opération. Elle peut être complétée par l’installation d’émetteurs de chaleur basse température.

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